LONDRES (AFP) - Le prix du baril s'est rapproché d'encore du seuil de 125 dollars vendredi sur le marché new-yorkais, avec un nouveau record à 124,93 dollars, porté par une intense spéculation, sur fond d'offre vulnérable, de tensions géopolitiques et de forte croissance de la demande.
De son côté, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin, coté sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, s'affichait en progression de 87 cents à 123,71 dollars à la même heure, après avoir lui aussi atteint un nouveau record à 124,25 dollars le baril vendredi matin en Asie.
"Le marché du pétrole est actuellement ouvertement orienté à la hausse, et la prochaine cible est le seuil des 125 dollars", a expliqué Victor Shum, consultant en énergie de Purvin and Gertz à Singapour.
Paradoxalement, les records battus quasi quotidiennement par le baril ne s'expliquent pas par un manque d'offre, comme ne cesse de le répéter l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). "Il n'y a clairement pas de manque de pétrole sur le marché", a encore insisté jeudi le secrétaire général du cartel pétrolier qui assure 40% de la production mondiale, Abdallah Salem el-Badri.
M. El-Badri a également répété la position de l'Opep selon laquelle la volatilité des cours du baril est uniquement due à des facteurs propres aux marchés financiers et à l'arrivée en masse de fonds spéculatifs sur les marchés pétroliers.

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