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Ouverture d'une enquête préliminaire après la plainte de Besancenot

AFP - Mercredi 7 mai, 15h26

PARIS (AFP) - Le parquet de Paris a ouvert mercredi une enquête préliminaire après la plainte déposée par le porte-parole de la LCR, Olivier Besancenot, qui aurait été "espionné", selon L'Express, par une officine de renseignement privée, a-t-on appris de source judiciaire.

"Le parquet a décidé d'ouvrir une enquête préliminaire", a indiqué cette source. Elle n'a pas précisé quel service de police était chargé de l'enquête.

Le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) a déposé plainte contre X mercredi matin pour "atteinte à la vie privée, atteinte aux droits des personnes pouvant résulter des fichiers et traitements informatiques et violation du secret professionnel", a indiqué à l'AFP son avocat, Me Antoine Conte.

La plainte a été déposée auprès de la section "Presse et protection des libertés" du parquet de Paris, a-t-il précisé.

"Pendant plusieurs mois, d'octobre 2007 à janvier 2008 au moins, la vie d'Olivier Besancenot a été épiée, disséquée, mise en fiches par une officine de renseignement privée", affirme L'Express qui dit avoir eu connaissance d'un "rapport de surveillance" rédigé par cette officine.

"Une note confidentielle du 25 octobre résume les premières investigations sur le couple", explique l'hebdomadaire. "Un document du 14 janvier (bien janvier) recense les numéros de comptes de Besancenot et de sa compagne", ajoute-t-il.

L'enquête préliminaire, menée sous la houlette du parquet, doit notamment permettre d'identifier les auteurs et commanditaires de l'atteinte à la vie privée et de vérifier s'ils ont bénéficié d'éventuelles complicités dans l'administration.

M. Besancenot avait exprimé lundi sur France 2 sa "surprise" et sa "révolte", indiquant vouloir qu'une enquête fasse "la lumière" sur ces agissements dont il a dit ignorer les commanditaires.

Selon l'Express, "l'affaire trouverait son origine dans le contentieux opposant Olivier Besancenot à la société SMP Technologies, distributeur exclusif en France du pistolet à impulsion électrique Taser".

SMP a attaqué en justice, pour diffamation, Olivier Besancenot, qui avait affirmé que le Taser avait causé 150 morts aux Etats-Unis. L'audience est prévue en juin.

Dans un communiqué publié lundi soir, SMP Technologies a assuré "s'inscrire en faux sur les termes de l'article paru sur le site internet de l'Express (...) selon lesquels elle serait à l'origine d'un espionnage de Monsieur Olivier Besancenot".

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