CHARLEVILLE-MÉZIÈRES (AFP) - Michel Fourniret a assuré mercredi lors de son procès devant la cour d'assises des Ardennes qu'il répondrait désormais aux questions sur les faits, acquiescant à la question d'un avocat qui lui demandait "nous avons donc votre parole?".
Le tueur en série présumé a décidé de rompre le silence qu'il observait depuis le déut du procès, alors que sa fille Anne, 36 ans, qui témoignait à la barre, venait de lui donner le feu vert qu'il avait réclamé d'elle.
"Nous avons donc votre parole (que des explications viendront) ?", a alors interrogé un avocat des parties civiles, Me Alain Behr.
"Je n'en ai pas deux", a répondu Fourniret, jugé pour sept meurtres aggravés.
En fin d'après-midi, Michel Fourniret avait déclaré qu'il pourrait accepter de s'exprimer sur les faits dans le cadre d'un procès public, mais à la condition que ses enfants en soient d'accord. Jean-Christophe, 44 ans, puis Anne, 36 ans, ont ensuite successivement donné leur accord.
Depuis l'ouverture du procès le 27 mars, il n'avait cessé de monnayer sa participation aux débats contre un procès sans public ni journalistes.
Il n'a que très rarement dérogé à cette position et sans jamais vraiment consentir à s'expliquer sur les faits.

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