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Un an après le triomphe de son champion, l'UMP cherche sa place

Par Régine LAMOTHE AFP - Mardi 6 mai, 17h27

PARIS (AFP) - L'UMP qui, depuis l'élection de son président à l'Elysée, a remanié deux fois son organigramme et subi une rude défaite électorale, s'efforce de s'imposer comme "force de proposition" et de soutien à Nicolas Sarkozy pour aborder l'an II du quinquennat.

"Arrêtons toute autoflagellation! On n'a pas à rougir de ce qu'on a fait face à des socialistes sans idées", lançait mardi Xavier Bertrand, nouvel homme fort du parti, dans Le Figaro.

Le secrétaire général adjoint, promu après la déroute aux municipales et cantonales, veut faire de l'UMP le "laboratoire d'idées" qu'elle n'est plus selon plusieurs ténors et parlementaires, irrités ces derniers mois par les propositions de la commission Attali.

Comptable du revers électoral, le secrétaire général Patrick Devedjian veut un parti "plus offensif" et le dit aux militants dans le dernier numéro du magazine de l'Union, journal de l'UMP.

Le député des Hauts-de-Seine s'était vu confier, au lendemain de la présidentielle, la tête de la nouvelle direction collégiale d'une UMP privée de son président. Désormais, il doit composer avec un organigramme à forte empreinte sarkozyste, faisant la part belle aux fidèles de la campagne présidentielle : Xavier Bertrand, Brice Hortefeux, Rachida Dati.

Il veut croire que les dix ministres qui l'encadrent désormais dans les instances du parti seront un "atout supplémentaire" pour être "plus efficace" dans la pédagogie des réformes face à un parti socialiste, "de plus en plus audible" selon certains dans le parti.

"L'UMP doit se placer en permanence devant le gouvernement dans le débat d'idées, la pédagogie et pour détecter les talents de demain", répond Xavier Bertrand. Elle va à cet effet réorganiser ses instances locales et anticiper le renouvellement de ses fédérations (à l'automne, au lieu de début 2009).

"Nos adhérents doivent proposer et décider des orientations politiques de l'UMP", déclare M. Devedjian. Les nouveaux -le parti en revendique près de 78.000 depuis la présidentielle- ont d'ailleurs été conviés au grand raout de mardi pour célébrer sobrement le premier anniversaire de la victoire du 6 mai 2007, salle Gaveau, là-même où fut fêté le triomphe du champion.

Plus qu'une "fête", il s'agit d'un "rendez-vous démocratique et de travail" avec les adhérents, l'UMP se voulant "force de propositions novatrices", selon son porte-parole Frédéric Lefebvre, qui les multiplie comme autant de ballons d'essais (niches fiscales...).

Force de soutien aussi, alors que les sondages de popularité du président restent en berne.

Face au "défi de faire entrer la France dans le XXIè siècle, les sondages ne sont pour Nicolas Sarkozy que de peu d'importance", assure la porte-parole Chantal Brunel. "Nous n'avons pas été élus pour être à 70% d'opinions favorables!", renchérit M. Bertrand.

S'adressant à "Nicolas", Dominique Paillé l'a exhorté à continuer "sans lever le pied", "dans la même direction". Et d'ajouter : "Nous, à l'UMP, sommes totalement derrière toi".

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