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Un an à l'Elysée: "le début d'un changement qui doit se poursuivre" estime Claude Guéant

AFP - Mardi 6 mai, 10h58

PARIS (AFP) - Le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant a estimé mardi que la première année de Nicolas Sarkozy à l'Elysée constituait "le début d'un changement qui doit se poursuivre", assurant que le chef de l'Etat resterait "un président engagé".

"C'était une année très lourde" mais "conforme à ce que le président avait fixé comme objectifs", a affirmé M. Guéant sur RTL. Nicolas Sarkozy "a modernisé la France", a dit le secrétaire général de l'Elysée, citant des réformes telles que l'autonomie des universités, le service minimum dans les transports, le fait d'avoir "mis un terme aux 35 heures, qui ont fait un mal terrible" et qui "pèsent sur le pouvoir d'achat des Français".

Selon lui, cette première année "est le début d'un changement qui doit se poursuivre".

Interrogé sur les mauvais sondages de popularité du chef de l'Etat, M. Guéant a reconnu que "la cote de popularité du président a chuté" mais que sur les réformes engagées "il y a une très large approbation des Français". Il a assuré que Nicolas Sarkozy resterait "un président engagé" et continuerait à "prendre à bras le corps les problèmes des Français".

M. Guéant a aussi affirmé que les relations du président de la République avec le Premier ministre François Fillon étaient "excellentes".

Le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant a affirmé mardi que les déclarations de l'ancien secrétaire d'Etat à la Coopération Jean-Marie Bockel avaient "créé de l'émotion en Afrique" où l'objectif de la France "n'est pas de se brouiller avec ses amis". Comme on lui demandait si le président gabonais Omar Bongo avait fait pression pour obtenir l'éviction de M. Bockel qui a quitté la Coopération pour le secrétariat aux Anciens combattants, M. Guéant a répondu sur RTL que "les décisions concernant la composition du gouvernement français sont prises par le président de la République et le Premier ministre et non par des chefs d'Etat étrangers".

Mais, a-t-il ajouté, "ce qui est certain, c'est que certaines déclarations de M. Bockel ont créé de l'émotion en Afrique" et que "notre objectif n'est pas de nous brouiller avec nos amis". "Nicolas Sarkozy a voulu mettre en place une politique africaine différente de celle qui existait jusqu'ici, nous n'avons plus de rapports exclusifs avec l'Afrique francophone, celle qu'on a appelé la Françafrique", a souligné le secrétaire général de l'Elysée ajoutant toutefois : "Cela étant, notre objectif c'est d'avoir le maximum d'amis et pas le contraire".

En janvier, M. Bockel avait annoncé son intention de "signer l'acte de décès de la +Françafrique+", déclarations qui selon certaines sources avaient précipité son changement de portefeuille. Le Gabon, qui avait qualifié d'"inacceptable" le discours de M. Bockel réclamant la fin de la "Françafrique", s'était ouvertement réjoui de son départ du ministère de la Coopération.

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