ORLÉANS (AFP) - "Au moins 5.000 lycéens" selon l'Union nationale lycéenne (UNL), ainsi que des enseignants ont commencé à manifester mardi en début d'après-midi à Paris, tandis qu'une quarantaine de cortèges étaient organisés en province, pour protester contre les milliers de suppressions de postes prévues à la rentrée 2008.
Partis peu après 14H00 de la place de la République en direction de la Nation, les manifestants venus de Paris et notamment des Hauts-de-Seine et de l'Essonne marchaient derrière une banderole proclamant "priorité à l'Education", encadrés par un important dispositif policier.
Cette manifestation a lieu au lendemain de la rentrée de la zone C des vacances de Pâques et à l'appel du seul syndicat lycéen UNL. Le cortège, le huitième en deux mois à Paris, a notamment reçu les renforts des enseignants du Snes-FSU, majoritaire dans les collèges et lycées.
Quelque 1.500 lycéens selon la police, 3.000 selon les organisateurs, et une centaine de professeurs ont défilé mardi après-midi au centre de Toulouse pour protester contre les suppressions de postes prévues à la prochaine rentrée scolaire.
Environ 2.500 lycéens ont manifesté mardi matin dans les rues d'Orléans pour protester contre les suppressions de postes annoncées dans les collèges et lycées. Sept lycées de l'agglomération ont été bloqués, avec barrages filtrants, à l'ouverture mardi matin. Une cinquantaine de lycéens ont également perturbé la circulation sur la RN 152, devenue départementale 952.
A Grenoble, plus d'un millier de lycéens, selon la police, ont manifesté pour protester contre les suppressions de postes prévues à la rentrée et huit manifestants, dont six mineurs, ont été interpellés pour jets de projectiles et dégradations par jets de projectiles, a précisé la police.
A Paris, neuf lycées étaient par ailleurs mardi matin par des lycéens, a-t-on appris auprès du rectorat. Treize établissements ont fait l'objet dans la matinée de "tentatives de blocages", selon la même source.
"On manifeste pour montrer que les lycéens sont toujours mobilisés après les vacances, on est dans la logique d'un tour de chauffe avant le 15 mai", journée de grève nationale et de manifestations fonction publique/lycéens, a expliqué dans le cortège parisien Léo Moreau, vice-président de l'UNL, principale organisation lycéenne.
Il a répété que les discussions en cours avec le ministère de l'Education nationale n'apportaient "aucune ouverture concrète pour le moment", sur la question de 8.830 suppressions de postes dans les collèges et lycées à la rentrée, motif principal de protestation des jeunes avec la généralisation du bac professionnel en 3 ans.
"Nous voulons une autre politique éducative, on nous dit qu'on réclame toujours plus mais en face on a toujours moins, on veut au moins conserver nos moyens", a déclaré de son côté Roland Hubert, secrétaire général du Snes-FSU.

Éducation
Toute l'info sur l'école et l'université
Copyright © 2008 Yahoo! Tous droits réservés.