Un conflit, qui devient vulgairement public sépare deux amis, Catherine Camus, fille de l’écrivain, et Benjamin Stora. J’aurai voulu me taire. Ce serait une ingratitude.
Un jour de l’an dernier, l’historien spécialiste aujourd’hui consacré de l’Histoire et des Conflits maghrébins, m’a rendu visite. Je suis son ainé de quarante ans ou presque. J’ai pour ses travaux la plus haute estime. Il a de son côté de la considération pour tout ce que j’ai vécu dans nos patries communes et qu’il s’est attaché à reconstituer. Avec Mohamed Arbi, il est devenu une référence.
Il a voulu m’informer qu’il avait accepté de présider et d’organiser une manifestation d’hommages pour célébrer le centenaire de la naissance d’Albert Camus.
"Cet étranger qui nous ressemble"
Il savait qu’avec l’écrivain Roger Grenier, nous étions les seuls survivants parmi ceux qui avaient fréquenté l’auteur de "l’Homme révolté". Il allait jusqu’à voir en moi, depuis longtemps, le camusien le plus fidèle dans les pensées et les comportements. Il a eu la délicatesse de m’informer qu’il avait choisi pour le cycle des manifestations qu’il organisait, un titre très proche de l’un de mes livres : "Cet étranger qui nous ressemble". Hors j’apprends que ; dans des conditions insupportables, on l’a tout simplement dessaisi des responsabilités au profit de Michel Onfray, auteur d’un livre sur Camus. "L’Ordre libertaire. La vie philosophique d’Albert Camus" (Editions Flammarion).
Je n’ai rien contre ce philosophe qui se veut libertaire et qui souvent y parvient. Les deux tiers d’un grand article que j’ai (...)
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