À l’adolescence, être complexé par son physique, s’imaginer plein de défauts, cela n’a rien d’anormal. Mais quand des détails physiques tournent à l’obsession et gâchent la vie, il s’agit d’un véritable trouble, la dysmorphophobie. À prendre au sérieux.
Tu as vu mon nez ?», « j’ai les jambes de travers », « je suis plate comme une limande »… À l’adolescence, ces petites phrases sont monnaie courante.Rares sont les filles ou les garçons qui ne passent pas un temps infini à s’examiner sous tous les angles dans le miroir de la salle de bains. « À cet âge où le corps est en pleine mutation, où l’ado se construit et cherche son identité, cela n’a rien d’anormal, explique le Dr Xavier Pommereau. Un jour, ses plaintes vont concerner une partie de son corps, le lendemain, il aura oublié et ce sera autre chose…»Mais il arrive que certains polarisent leur mal-être sur une zone de leur corps jusqu’à se persuader qu’elle est difforme ou anormalement laide. « À moins qu’il n’y ait une réalité – un nez vraiment trop busqué, un menton très arqué –, il faut vraiment s’inquiéter si un ado focalise sur une seule partie de son corps et qu’il est convaincu de sa difformité », poursuit notre spécialiste. Car cette obsession doit alors être considérée comme le symptôme d’un trouble anxieux, la dysmorphophobie.Sous ce terme savant se cache l’expression d’une difficulté à exister. « On estime que 15 % des ados se sentent mal dans leur peau, explique le Dr Pommereau, et 5 % d’entre eux souffriraient de troubles graves, dont la dysmorphophobie. » Mal connue, elle est difficile à identifier puisque l’on peut facilement la confondre avec des complexes. Mais, selon la définition donnée par la nomenclature américaine des troubles mentaux, la dysmorphophobie correspond à « une préoccupation démesurée concernant un défaut imaginaire de l’apparence physique. »A lire aussi:video_minuteQuelles chirurgies attirent les ados ?
Mais attention, ce n’est pas parce qu’un ado refuse de se mettre en (...) Lire la suite sur TopSante.com
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