Trois ans après le crash du vol AF447 Rio-Paris, le BEA rend ses conclusions définitives sur l'accident ce jeudi 5 juillet. Retour sur une enquête très sensible.
Le 1er juin 2009, le vol 447 Rio-Paris s'abime au milieu de l'océan Atlantique. L'accident fait 228 victimes, sans que l'on sache alors pourquoi l'Airbus A330 d'Air France a subitement disparu.
Si très vite les sondes de mesure de vitesse, les fameuses sondes Pitot, sont mises en cause, les choix du commandant de bord et de ses deux co-pilotes sont aussi dans la ligne de mire des enquêteurs. Organisme d'Etat français habilité à mener des investigations en matière de sécurité aérienne, le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) est en charge du dossier. C'est lui qui communique régulièrement sur l'analyse des boites noires de l'Airbus A330.
Tout l'enjeu est d'établir qui, de l'avion ou des pilotes, est responsable du drame. Mises en examen pour homicides involontaires, la compagnie aérienne Air France et le constructeur aéronautique Airbus n'ont eu de cesse de se dédouaner de leur responsabilité éventuelle pendant trois ans.
Le BEA rendra son rapport final dans l'après-midi du 5 juillet. La conclusion de plus d'un an d'enquête depuis la remontée de la première boîte noire :
2 mai 2011
Presque deux ans après l'accident, la première boîte noire de l'Airbus 330 est retrouvée par les équipes de recherche. La seconde est repéchée le lendemain .
Une découverte inespérée, les recherches avaient failli être interrompues en mars. Reste à savoir si la qualité des informations enregistrées dans les boites noires permet une exploitation des données, après deux ans passés dans l'eau à grande profondeur.
16 mai 2011
Soulagement pour les familles de victimes : les enquêteurs annoncent que les données des boites noires sont lisibles . La


