L'Iran prévoit de construire dix nouveaux centres d'enrichissement de l'uranium au cours de la prochaine année dans le calendrier persan, qui commence le 21 mars, a déclaré le chef de l'organisation de l'énergie atomique. Lire la suite l'article
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Ces propos d'Ali Akbar Salehi, tenus dimanche soir, s'inscrivent dans un contexte de tension croissante avec les Occidentaux sur le programme nucléaire iranien.
Dans la journée, le président Mahmoud Ahmadinejad avait déjà annoncé l'intention de Téhéran de lancer la production d'uranium enrichi à 20%, sans toutefois écarter définitivement la possibilité d'un accord avec la communauté internationale sur un transfert d'uranium à l'étranger.
Ali Akbar Salehi a précisé par la suite que cette production démarrerait dès mardi, en présence d'inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
Le directeur de l'organisation iranienne de l'énergie atomique a déclaré que l'agence de l'Onu en serait informée lundi par courrier, selon la chaîne iranienne en langue arabe Al Alam.
Salehi a toutefois déclaré que l'Iran "cesserait à tout moment le processus d'enrichissement pour son réacteur de recherche de Téhéran s'il reçoit le combustible nécessaire".
Téhéran avait dévoilé en novembre dernier son intention de construire dix centres d'enrichissement d'uranium sans en préciser le calendrier.
Afin d'écarter tout soupçon, l'AIEA a proposé en octobre que l'Iran envoie son uranium faiblement enrichi à 3,5% en Russie et en France pour qu'il soit transformé en combustible enrichi à 20% pour un centre de recherche médical dans la capitale.
Téhéran, qui devait répondre à cette offre avant la fin de l'année dernière, souhaite imposer ses propres conditions, ce que refusent les Occidentaux.
Ces derniers soupçonnent l'Iran de chercher à se doter de l'arme atomique. Téhéran dément, disant vouloir l'énergie nucléaire afin de produire de l'électricité.
Hossein Jaseb et Hashem Kalantari, version française Jean-Stéphane Brosse



