Une première mi-temps timorée sanctionnée par un penalty et une défaite 1-0 à Florence a replacé l'Olympique Lyonnais sous la menace d'un tirage au sort défavorable et d'une élimination précoce en Ligue des champions. Lire la suite l'article
Premier de sa poule et invaincu avant son déplacement en Toscane, l'OL avait une occasion en or d'asseoir définitivement sa domination et sa place de leader, mardi, face à la Fiorentina.
Le septuple champion de France a échoué sur la pelouse où il avait décroché son billet pour la deuxième phase il y a un an.
Conséquence: l'OL n'est plus maître de son destin car arracher la première place le 9 décembre exigera qu'il batte Debrecen à Gerland et, surtout, que Liverpool surmonte la déception de son élimination et batte la Fiorentina à Anfield.
Un match nul sur les bords de la Mersey obligerait les Lyonnais à battre le club hongrois avec plus de deux buts d'écart pour souffler la première place à la Fiorentina à la différence de buts.
Tout autre résultat vaudrait à l'OL un billet de deuxième classe pour les huitièmes de finale avec le désavantage d'affronter un premier de poule avec match aller à la maison.
Le tirage au sort est prévu le 18 décembre au siège de l'UEFA, à Nyon, en Suisse.
SCÉNARIO CATASTROPHE
A la fin de ce tirage, pourrait réapparaître le scénario cauchemar des deux dernières Ligues des champions qui ont vu l'OL tomber sur Manchester United (2008) et Barcelone (2009).
Claude Puel et ses joueurs veulent pourtant y croire encore.
"La main n'est pas totalement perdue", dit l'entraîneur "Nous irons au bout en battant Debrecen chez nous et on attendra Liverpool."
"Il faudra espérer un sursaut d'orgueil des Anglais", reconnaît le défenseur Jean-Alain Boumsong. "Il faut espérer que pour son public qui le soutient vraiment, Liverpool gagne son dernier match à domicile."
Reste l'analyse de la déconfiture florentine. "Par rapport au match, nous sommes déçus, tristes. Nous avons dominé après les 15 premières minutes. C'est dommage, ça ne voulait pas rentrer", admet le défenseur central et capitaine brésilien Cris.
Son compatriote Michel Bastos ne cherche pas de faux fuyant et évoque sans équivoque sa prestation personnelle. "Moi, je sors un peu dégoûté de ce match, car je n'ai pas su aider mon équipe", dit-il. "Ma deuxième mi-temps a été catastrophique."
Cris veut toutefois positiver. "Nous sommes confiants pour la suite. Nous ne voulons pas lâcher. Il faut continuer à travailler. Nous avons une équipe forte, il faut relever la tête", affirme-t-il.
Michel Bastos a déjà fixé la date du match du rachat. "Nous avons besoin d'une belle victoire pour reprendre confiance", dit-il. "Ce serait parfait dimanche, chez nous, devant nos supporters face à Rennes."
Edité par Jean-Paul Couret



