L'Iran n'est pas opposé au transfert de son uranium faiblement enrichi à l'étranger mais réclame "100% de garanties" de recevoir en échange un uranium enrichi à des fins médicales, déclare le ministère iranien des Affaires étrangères. Lire la suite l'article
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Ces commentaires signalent un assouplissement de la position de Téhéran sur ce projet de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), que le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, avait paru rejeter la semaine dernière.
Les grandes puissances qui négocient sur ce dossier avaient fermement invité vendredi l'Iran à réexaminer son point de vue et accepter la proposition de l'AIEA. Le président américain Barack Obama avait évoqué la possibilité de nouvelles sanctions.
Les Six (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni, Allemagne) ont fixé à la fin de l'année l'échéance pour que l'Iran donne sa réponse définitive à cette idée de transférer 75% de l'uranium iranien faiblement enrichi en Russie puis en France afin qu'il y soit converti en combustible nucléaire.
"Personne en Iran n'a jamais dit que nous étions contre le transfert à l'étranger d'un uranium enrichi à 3,5%", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
"Quand nous disons que nous voulons 100% de garanties, cela veut dire que nous voulons que cet uranium enrichi à 3,5% soit transféré dans des circonstances qui nous garantiront que nous recevrons de l'uranium à 20%", a ajouté Ramin Mehmanparast.
Le directeur de l'Organisation de l'énergie atomique iranienne, Ali Akbar Salehi, a estimé qu'il appartenait aux grandes puissances de fournir ces garanties.
"La seule façon pour que cet accord puisse se faire, c'est que l'Occident nous donne une garantie à 100%. Et cette garantie devra être acceptée par l'Iran", a-t-il déclaré à Reuters.
"UN PROBLÈME COMMERCIAL"
Le porte-parole a également réitéré la position d'un autre responsable iranien selon laquelle l'Iran pourrait acheter le combustible nécessaire ou le produire lui-même.
Le négociateur iranien sur le nucléaire, Saïd Jalili, a renchéri en déclarant, sur la chaîne arabophone Al Alam, que la République islamique avait besoin "de garanties objectives sur l'échange de combustible pour son réacteur de Téhéran".
La fourniture du combustible pour le réacteur de Téhéran n'est pas une question politique et qu'elle n'est pas liée aux discussions entre l'Iran et les Six, a-t-il expliqué.
"C'est un problème commercial. L'Iran a demandé à l'agence de fournir le combustible à l'Iran", a précisé Jalili. "Mais si elle ne peut le fournir dans les temps en respectant les demandes de l'Iran (...) nous avons d'autres solutions pour l'obtenir."
Les puissances occidentales admettent le droit de l'Iran à développer un programme nucléaire civil mais le soupçonnent de vouloir se doter de l'arme atomique.
Les responsables occidentaux jugent que l'Iran cherche à gagner du temps et à éviter des sanctions en proposant de poursuivre les discussions sur la fourniture de combustible tout en continuant ses activités d'enrichissement.
Des experts estiment que le président Mahmoud Ahmadinejad est favorable à la proposition de l'AIEA, dans laquelle il verrait un moyen de renforcer sa légitimité après sa réélection contestée en juin, mais que ses adversaires politiques tenteraient de l'affaiblir en condamnant le projet.
Version française Jean-Stéphane Brosse, Pierre Sérisier et Pascal Liétout




WASHINGTON (Reuters) - Certains malades de la grippe A(H1N1) développent de graves infections secondaires, en particulier de jeunes adultes qui n'y sont normalement pas vulnérables, avertit le Dr Anne Schuchat, du Centre américain pour le Contrôle et la Prévention des maladies.