L'Iran doit encore donner une réponse en bonne et due forme à la proposition d'accord international sur le nucléaire, sur laquelle il a demandé des modifications, ont dit vendredi des diplomates. Lire la suite l'article
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Plusieurs diplomates occidentaux dénoncent une manoeuvre dilatoire de la part de la République islamique, qui s'est dit intéressée par le projet d'accord censé apaiser les tensions autour de son programme nucléaire, largement soupçonné d'avoir pour but la fabrication de l'arme atomique.
La position présentée jeudi par l'Iran au directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique ne constitue pas une base de négociation et il est urgent que Téhéran apporte une réponse complète et officielle au projet, ont-ils souligné.
"L'AIEA doit attendre que l'Iran réponde et partir de là. Ils sont naturellement au courant de l'urgence de leur réponse formelle", a dit un diplomate proche de l'agence onusienne.
Mais selon une source au fait du dossier, citée par l'agence iranienne officielle Irna, Téhéran entend continuer de négocier et n'a pas donné sa réponse jeudi.
"La République islamique d'Iran a livré son point de vue positif sur les discussions et dit qu'elle était prête à poursuivre les pourparlers sur le projet d'accord de l'Onu sur la base de ses préoccupations économique et techniques", a dit cette source à Irna.
Le projet d'accord présenté par le directeur général de l'AIEA, Mohamed ElBaradeï, prévoit le transfert de 75% du stock d'uranium faiblement enrichi de l'Iran - il en a officiellement 1,5 tonne - vers la Russie puis la France pour y être traité et converti en combustible afin d'être exploité dans la centrale de recherche médicale de Téhéran.
L'Iran était initialement invité à se prononcer avant le 23 octobre mais n'a pas respecté cette date.
Il semble n'avoir donné jeudi qu'une réplique verbale et demandé des modifications, a dit vendredi le ministère français des Affaires étrangères.
"Nous appelons l'Iran à donner sans délai une réponse formelle, positive, à l'agence sur l'accord", a dit à la presse Bernard Valero, porte-parole du Quai d'Orsay.
Selon la presse officielle iranienne, les modifications demandées portent sur le transfert par étapes plutôt qu'en un bloc des quelque 1.200 kilos d'uranium concernés et sur l'importation simultanée de combustible nucléaire.
Ces demandes contreviennent à des points clés de l'accord, élaboré par les Occidentaux, et approuvé par Moscou, Paris et Washington, en vue de réduire à court terme et dans l'hypothèse de négociations prochaines le stock iranien d'uranium, donc son potentiel d'exploitation du matériau à des fins militaires.
Sylvia Westall et Mark Heinrich, avec James McKenzie à Paris, version française Grégory Blachier




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