Jacques Chirac, mis en cause dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris, a annoncé mercredi sur Europe 1 qu'il s'expliquerait en personne devant la justice et redit qu'il n'avait rien à se reprocher. Lire la suite l'article
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Dans une interview qui sera diffusée jeudi matin en intégralité par Europe 1, l'ancien président français souhaite que ce procès "tarde le moins possible".
Le parquet de Paris a annoncé mercredi qu'il ne ferait pas appel de son renvoi en correctionnelle.
Jacques Chirac conteste les conclusions de la juge d'instruction Xavière Simeoni, qui a décidé ce renvoi pour des faits remontant à l'époque où il était maire de Paris.
"La juge, Mme Simeoni, a estimé devoir me renvoyer devant le tribunal correctionnel. J'ai simplement pris acte de sa décision, même si naturellement je conteste ses analyses", a déclaré l'ancien chef de l'Etat.
"J'irai donc tout naturellement, comme tout citoyen a le devoir de le faire, m'expliquer devant le tribunal et ceci, croyez-le bien, avec sérénité et détermination car je n'ai rien à me reprocher", a-t-il ajouté.
Dans une interview publiée jeudi par Le Figaro, il dit ne pas regretter que le Parquet n'ait pas fait appel de la décision de la juge Simeoni.
"Je souhaite pouvoir établir rapidement la réalité des faits et que cette page soit définitivement tournée", explique-t-il. "Je dirai la vérité, ce que je sais, ce que je pense."
Jacques Chirac, 76 ans, qui a bénéficié entre 1995 et 2007 de son immunité de chef de l'Etat, souligne dans son interview à Europe 1 qu'il ne demande "ni clémence, ni indulgence" parce que ce serait "tout à fait hors de question et de propos".
Neuf autres personnes doivent être jugées avec lui, sans doute au second semestre de l'année prochaine, dans ce dossier qui porte sur 21 emplois présumés fictifs de "chargés de mission" au cabinet de Jacques Chirac à la mairie de Paris, entre 1992 et 1995.
Dans son interview au Figaro, l'ancien chef de l'Etat refuse de commenter le procès de la manipulation des faux listings de la société Clearstream, dans lequel son dernier Premier ministre, Dominique de Villepin, a été le prévenu vedette.
"La seul chose que j'ai à dire dans cette affaire, c'est que je n'ai naturellement donné aucune instruction", dit Jacques Chirac, qui affirme avoir "beaucoup d'estime et d'amitié" pour Dominique de Villepin.
Dans ce procès où l'actuel président, Nicolas Sarkozy, était partie civile, l'ex-Premier ministre a été jugé pour "complicité de dénonciation calomnieuse". Le tribunal correctionnel de Paris a mis son jugement en délibéré au 28 janvier 2010.
Emmanuel Jarry et Thierry Lévêque, édité par Sophie Louet




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