La première surprise, lorsqu’on tient enfin entre les mains la 3DS (250 euros, environ), c’est de constater à quel point la nouvelle console
portable de Nintendo est d’abord et avant tout… une DS. Ce n’est pas de la naïveté ni une tautologie. Après plus de six ans de bons et loyaux services rendus par la petite machine à deux écrans dont l’un tactile - ce qui constituait à l’époque une exclusivité -, on aurait pu imaginer que Nintendo profite de sa nouvelle proposition exclusive, le relief sans lunettes, pour lancer une console entièrement inédite. Ce n’est donc pas le cas, mais cela n’empêche pas la 3DS, profondément remaniée, d’avoir de grandes ambitions et de bénéficier d’un lancement équivalent à celui d’une nouvelle machine. Premières impressions en trois dimensions.
1. Dimension techno. Le relief dans la poche et sans lunettes : voilà l’argument massif et massue sur lequel Nintendo capitalise depuis près d’un an, après une première présentation de la console auprès des pros de l’E3, en juin 2010, qui produisit l’un des plus beaux wow factor de l’histoire de cette industrie. Mais, si un « effet impressionnant » est le meilleur allié du marketing au moment du lancement, il ne peut prétendre à la durabilité. Outre le relief (celui des jeux mais aussi des photos), la 3DS subit un reboot complet dans son hardware, son design et ses fonctionnalités. Sa connectivité multiforme, son futur magasin d’applications et ses propositions de réseautage social marquent un net progrès par rapport à la médiocre ergonomie des services online jusqu’ici proposés par Nintendo, Wii comprise.
2. Dimension stratégique. Si le relief forme l’avantage compétitif de choix de la 3DS, son ambition ne s’y limite pas. En termes de stratégie, ce sont plusieurs pions que Nintendo avance à la fois. Après des années de dénégation, le constructeur nippon a pris la mesure du danger que représentait le
Retrouvez cet article sur Liberation.fr


