Le 24 décembre au plus tard, les autorités sanitaires vont demander aux 30.000 femmes porteuses d'implants mammaires de type PIP (Poly implants prothèses) de se les faire enlever.
Ces prothèses défectueuses sont en effet suspectées d'avoir causé la mort d'au moins une femme et la mise en danger de milliers d'autres. D'où cette décision, unique dans l'histoire de la chirurgie esthétique, de demander le retrait de ces implants mammaires, comme le confirment à Libération Agnès Buzyn, la présidente de l'Institut national du cancer et Jean-Yves Grall, le directeur général de la Santé.
Demander le retrait des prothèses pose un certain nombre de problèmes, à la fois médicaux, administratifs et financiers. «En même temps, il n'y a pas urgence, il ne faut pas inquiéter, mais c'est le principe de prévention qui doit s'imposer», déclare à Libération le professeur Lantieri, chef du service de chirurgie réparatrice de l'hôpital Henri Mondor à Créteil. Autopsie de cette décision, à lire demain dans Libération.
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