Le parti démocratique progressiste (PDP), une formation de l'opposition légale en Tunisie, a dénoncé mercredi l'agression de plusieurs de ses dirigeants survenue selon lui lors d'un déplacement dans le sud-ouest du pays. Lire la suite l'article
Selon communiqué transmis à l'Associated Press, une délégation de ce parti conduite par sa secrétaire générale Maya Jribi, qui s'était rendue lundi dans le village de Hichria, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, pour assister à une réception marquant la sortie de prison d'un de ses membres, a été agressée à coups de bâtons et de pierres par des groupes de miliciens. Des membres de la délégation ont été blessés et leurs voitures ont été "endommagées".
Ces incidents se sont déroulés "sous le regard du chef de poste de la sûreté qui était accompagné d'un agent et ne s'est pas opposé aux agresseurs", ajoute le communiqué.
Cette version des faits est démentie par les autorités qui accusent les responsables du PDP de vouloir "induire l'opinion publique en erreur". Un communiqué gouvernemental impute à ces derniers des "attitudes provocatrices envers des habitants de la région, ce qui a conduit à des accrochages entre les deux parties et à un échange de jets de pierres". Toujours selon les autorités, "les agents de sécurité sont aussitôt intervenus pour séparer les antagonistes".
Lors d'une conférence de presse, des responsables du PDP ont accusé les miliciens du parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), d'être à l'origine de ces incidents, de "connivence avec les services de sécurité".
Pour Mme Jribi, cette "agression violente et organisée contre les dirigeants d'un parti légal", constitue "un grave précédent et illustre paradoxalement le degré de dégradation de la situation politique à la veille des élections présidentielle et législatives prévues en octobre prochain". Elle a "exigé l'ouverture d'une enquête pour déterminer les responsabilités" de ces incidents. AP











