Mohamed Merah, le tueur de Toulouse et Montauban, était décrit en 2010 par la DCRI comme la "nouvelle recrue" des islamistes toulousains, le service évoquant, fin 2011, "un comportement inquiétant", selon les documents déclassifiés de la DCRI.
Mohamed Merah, "la nouvelle recrue toulousaine désireuse d'étudier dans les instituts coraniques du Caire", est-il noté dans une note de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI) de 2010, consultée jeudi 9 août par l'AFP.
Dès 2009, Mohamed Merah et son frère aîné Abdelkader, font l'objet de plusieurs notes et d'une surveillance suivie de la part des services de renseignements la DCRI.
Selon un document déclassifié datant de cette année-là, Mohamed Merah rejoint en Egypte, au Caire, son frère AbdelKader, islamiste radical, pour y apprendre l'arabe. Abdelkader Merah était quant à lui apparu dès 2007 sur les fichiers de la police après avoir été impliqué dans une filière d'acheminement de jihadistes en Irak, via la Syrie.
Son nom avait été cité à de nombreuses reprises dans ce dossier qui a débouché sur un procès et huit condamnations deux ans plus tard. Mais le frère aîné de Mohamed Merah, placé un temps en garde à vue, avait été mis hors de cause.
Selon les enquêteurs, Abdelkader a fait alors des voyages en Egypte en coordination avec un des principaux mis en examen de la filière islamiste toulousaine, Sabri Essid, le fils du compagnon de sa mère. Il y est rejoint par son frère avec lequel il vient de se réconcilier après une brouille de 18 mois.
"Un comportement inquiétant"
Identifié en 2010 comme "nouvelle recrue" de l'islamisme radical toulousain, Mohamed (...)
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