Une enquête préliminaire a été ouverte à Nanterre pour déterminer si le maire UMP du Plessis-Robinson, Philippe Pemezec, a joué de son influence pour écarter, comme il l'aurait prétendu, les «Arabes» de l'attribution de logements sociaux, a-t-on appris lundi de source judicaire.
Dans le livre «Bienvenue au Front - Journal d'une infiltrée», la journaliste Claire Checcaglini fait état d'une rencontre avec Philippe Pemezec, vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine, et lui fait dire : «Je participe aux commissions d'attribution des logements sociaux à l'office départemental des Hauts-de-Seine. Et je peux vous dire qu'au Plessis, il n'y a pas beaucoup d'Arabes. Je fais très gaffe».
Sollicité par l'AFP, Philippe Pemezec n'était pas joignable lundi après-midi pour commenter cette information.
Le parquet de Nanterre a confié début mars ces investigations à la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP).
Dès la sortie du livre fin février, la présidente du groupe PS au conseil général, Martine Gouriet, avait saisi le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, au titre de l'article 40 du code pénal pour qu'il «procède immédiatement à l'ouverture d'une enquête afin de faire toute la lumière sur ces allégations d'une extrême gravité».
(AFP)
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