Pour une intro à l’histoire et aux remous de la «Documenta», deux DVD documentent les expos de 1968 (la première à être consacrée à l’art «contemporain» et non aux modernes, comme le faisaient les trois premières éditions) et 1972 (la première à être thématique : cette année-là, le kitsch). Où l’on voit le tout jeune nouveau réaliste hexagonal Martial Raysse se plaindre que «Documenta 4» n’en a que pour les Etats-Unis et n’a filé que de petites salles aux Français, mais aussi le pape conceptuel Lawrence Weiner (alors âgé de 29 ans) dire des trucs pas très cools sur Joseph Beuys et Joseph Kosuth, lequel est habillé comme un chanteur pop. Harald Szeemann, curateur de «Documenta 5», fournit un discours théorique plus empêtré que son génie ne l’y autorise, inaugurant malgré lui une tendance fumigène du commissariat de «Documenta».
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A l’aise treize, «Documenta»
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